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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 13:48

Le don généreux de Mr. Claude Ragot.

avatar 1Depuis quelque temps, nos pages de blog et aussi notre site internet nous occasionnent de nombreux appels. Surtout des personnes émerveillées par l’existence de notre musée, qui se souviennent de leur jeunesse et de ce matériel qu’ils ont utilisé et qui est toujours là en bon état, dont ils ne se servent plusAlors, réflexe presque conditionné, on va sur internet et là on trouve un musée de la plongée où je figure à Documentation Conseil avec mon bonnet rouge et ensuite sur le blog que je gère et mets à jour quotidiennement.

Et, il y en a des pages sur le blog, sur le site, sur mes nombreux écrits.

C’est ainsi que courant septembre Mr Claude Ragot me téléphone me parlant d’un ensemble Rebikoff Flash et caisson d’appareil photographique, qu’il est prêt à nous donner.streb 1

Et pas n’importe quel caisson, non ! Celui qui contenait un Vérascope 40.streb 2

Qu’est ce que c’est un Vérascope 40 me demandent quelques jeunes plongeurs, parce que loin de mes 78 printemps que je vais fêter dans un mois.

Tout simplement un appareil permettant la photographie stéréoscopique, voir ci dessous.streb 12

Mes connaissances en ce domaine sont bien faibles, mais sachez que le résultat obtenu par cet ensemble, vous proposait la photo sous-marine en relief. streb 5

Rebikoff,  l'inventeur du caisson destiné à recevoir le Vérascope, que j’ai bien connu, ne rêvait que de découvertes  de haut niveau pour l’époque. Il y avait pensé lui. Je vais en profiter pour vous en parler de ce diable d’homme. Pensez donc qu’il avait même réalisé « Un avion sous la mer » avec sa torpille Pégase.streb 6 Il nous l’avait prêté et nous l’avons perdu en voulant traverser la Manche. Il faudra qu’un jour je vous raconte cela. Il en parle dans son livre « Aviation sus marine ».streb 7

Pour en revenir au caisson stéréoscopique, il  a dû être fabriqué en très petite série.

Et maintenant, grace à Mr Claude Ragot, le musée en possède un. Grâce à lui c’est un peu l’aventure qui rentre, comme à chaque pièce historique, dans notre Musée.

Je crois que le Président le présentera lors du Salon de la plongée à Paris. Vous pourrez tous, le voir de plus prêt en souvenir de notre ami Dimitri Rebikoff, l’ami des scaphandriers dans les années 50/60, et qui nous a quittés en 1997.streb 3

Comme en France, il n’était pas pris au sérieux, il est parti aux USA, en Floride là-bas il a été très bien accueilli. On est toujours trahi par les siens!

Et ci dessous des images que vient de me faire parvenir notre ami Éric Souverville, où l'on voit le matériel stéréocopique utilisé par Dimitri Rebikoff et son épouse Ada.

streb 8

 

streb 10

streb 9

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18 juin 2011 6 18 /06 /juin /2011 11:30

Un don important pour le Musée

M. Cardona était Plongeur en Algérie pour la chambre de commerce et responsable du bassin de radoub du port d’Alger.

À ce titre il avait obtenu l’autorisation d’acheter un scaphandre et un détendeur. Ladite autorisation était rendue nécessaire pour des raisons de sécurité au vu des évènements de ces années. Le gonflage des bouteilles avait lieu une fois par semaine à l’Air Liquide.

M. Cardona revient en métropole en 1962. Il va y retrouver un emploi d’électricien à la CCI de Marseille où son épouse travaille aussi, en tant que secrétaire.

Passionnés de plongée avec quelques amis, ils vont réaliser la construction d’un compresseur.

Ce dernier se compose :

-        D’un moteur Bernard

-        D’un compresseur d’aviation que l’un des membres de l’équipe qui travaille à Marignane leur fournit. Son débit sera de 4 M 3/heure.Compresseur 1

Ce qui va leur permettre de faire de nombreuses plongées de loisirs en Espagne, près d’Alicante, pendant leurs congés annuels. Ils utilisent à cet effet un Zodiac MK II avec un moteur de 35 Cv.

Afin de ne pas gêner le voisinage, ils opèrent le gonflage de leurs scaphandres au milieu des vignes.

En 1990, M. Cardona va prendre sa retraite à Sanary dans le quartier de Portissol proche de la mer.Gabriel Cardona 2006 copie

C’est là qu’il va entendre parler du Musée Frédéric Dumas. Voulant nous apporter une aide efficace, il nous remet en don son compresseur, véritable pièce historique chargée de nombreux souvenirs.

 

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 13:41

Les premières palmes.

Restons français ! les premières  palmes, ce sont celles mises au point par Louis de Corlieu, un officier de marine, qui a longtemps habité au Brusc.

Sa petite fille Mme Anne de Corlieu Lavau, nous ayant d’ailleurs affirmé avec la vigueur qui la caractérisait, qu’elle y avait procédé aux premiers essais :

  • «  Je suis la Première petite fille palmée ! »Palmes Jojo copie
  •  Pour mon compte arrivant plus tard, je devais débuter avec les palmes triangulaires de marque Champion bleues.  PMF 2

Il existait aussi à la même époque des palmes Propuls vertes dites savonnettes. Certainement, à cause de leur couleur pouvant s'apparenter à celle d'un savon d'une grande marque de l'époque. Leur forme aérodynamique vous procurait un avancement natatoire certain.

Mais elles exigeaient d’être utilisé par des nageurs de haut niveau.

A cet effet elles furent souvent adoptées par les Nageurs sauveteurs.

Celles que l’on voit ci-dessous appartenaient à Un CRS/ MNS, ces gaillards sportifs que l’on voit sur les plages l’été toujours prêts à porter secours aux imprudents touristes.la paire propuls copieSa fille, madame  Béatrice Philippon, me les a confiées pour le musée, il y a fort longtemps, un jour où je présentais notre association, lors des journées de la mer à Carry le Rouêt.

Après ces  Propuls, arrivèrent les Cressi rondine, les jets fins Beuchat…

Actuellement, ces palmes Propuls peuvent être vues dans les vitrines de la salle Maurice Fargues, du Musée Frédéric Dumas.

 

 

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 10:08

Les dons importants de mr. DURAND.

À l'origine c'est Hervé Monjoin, le secrétaire de l’association, qui, ayant un contact avec mr Julien Gomez-Estienne le conservateur du Musée de Balaguier à  La Seyne, propose avec les services du musée, quelques pièces de nos collections, pour l'exposition qui va s’y tenir et durer un an sur  le thème " Histoires d’épaves… Archéologie et épaves dans la rade de Toulon 1830/1914"

Dans ce dessein, il va me faire intégrer le comité scientifique créé à cet effet.

Je vais y retrouver mon ami, le médecin général Broussole qui était docteur au GERS, alors que je servais dans cet organisme prestigieux.

Je vais rédiger, à la demande d’Hervé Monjoin, les deux pages sur la vie du musée qui seront publiées dans un catalogue de fort belle tenue.

Voir la couverture du catalogue ci-dessous.adur 1

L'adjointe à la culture de La Seyne, Mme Florence Cyrulnic, devant nos connaissances historiques, que j'étale un peu, avouons le pour mettre le musée en valeur, me demande de réaliser une conférence sur l’histoire de la plongée.

Ce que je fais en décembre 2009, en présentant « Le Var, c’est le berceau historique de la sous-marine »

Couverture du diaporama ci-dessous.adur 2

La municipalité de la Seyne m'offre pour cette prestation 125 € qui seront remis au musée.

C'est à cette occasion que je rencontre Mr. Durand qui me propose son matériel et me laisse ses coordonnées, que je vais transmettre plus tard, quand mon ami Daniel Alsters sera enfin notre Président.

Avec l’efficacité et la rapide réaction dont il est coutumier, il prend contact avec Mr. Durand qui va lui remettre un détendeur de sa fabrication sur lequel je reviendrais certainement plus quand j’en connaitrais le mystérieux contenu.

Le détendeur de Mr Durand ci-dessous.adur 3

Il va surtout nous offrir un ensemble photographique Beuchat Tarzan.

Mr Durand remet le matériel à Daniel.adur 4

Comme on peut le voir, c’est une pièce magnifique qui va honorer nos collections.adur 5

Je vous en rappelle l’histoire ci-dessous, qui est paru sur notre blog avec plus de détails le mois dernier :

·       Boiter étanche Tarzan

Ø  Ce boîtier était destiné à la photographie sous-marine dans les années 48/50. Il fut réalisé par mon ami Georges Beuchat à Marseille. Il contenait un appareil-photo Foca, la copie française du célèbre Leica allemand. Beuchat lui donna donc le nom de la marque qu’il avait lancé « Tarzan » en référence à ce film dont la vedette américaine était Johny Weismuller. Tout aurait pu très bien se passer si le producteur américain du célèbre Homme-Singe n’avait fait un procès à Georges Beuchat qui dut abandonner ce titre prometteur. Ceci, car à cette époque tout ce qui venait des USA, avait encore pour nous le parfum de la libération.

Le Tarzan de face avec des détails intéressants.adur 6

Mr Durand va ouvrir le caisson Tarzan pour en expliquer le fonctionnement.adur 7

Le don est complet, car il comporte l’appareil Foca.adur 9

Foca plus boîtier.adur 8

La remise de cet ensemble par un tel bienfaiteur représente  un apport de taille pour les collections du Musée Frédéric Dumas.

On peut voir le plaisir et la satisfaction du président Alsters ci-dessous.adur 10

 

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23 mars 2011 3 23 /03 /mars /2011 07:50

Du Focascaph à l’Aquaphot…Du Royal Mistral au Souplair… ?

« Mesdames et Messieurs, nous vous prions d’attacher vos ceintures, nous allons atterrir dans quelques minutes à l’aéroport de Campo del Oro… » La sensuelle voix de l’hôtesse du Breguet deux ponts continue à nous énumérer la température, vitesse du vent…tout ce qui m’attend sur cette Île de Corse que j’ai la joie de revoir en cette année 1958.fcs 1

Je me suis installé dès le décollage de Marignane dans un fauteuil de hublot sur le côté gauche de l’appareil.

Je vois donc défiler sur bâbord, les îles Sanguinaires et la côte nord du golfe d’Ajaccio.

Un bruit brutal, le train d’atterrissage vient de sortir, le régime des moteurs diminue pour reprendre dans un long hurlement lors de la reverse destiné à freiner le volumineux aéroplane.

Quand j’arrive à la porte, le vent soufflant dans le bon sens éloigne les odeurs de carburant et apport à mon odorat délicat, cette odeur et ces fragrances du maquis corse dont Napoléon disait que l’on arrivait à le percevoir jusqu’à vingt mille au large.

Je retrouve donc la Corse que j’avais connue en 1952, alors que je participais à un camp des Éclaireurs de France, ce mouvement de scoutisme laïque auquel j’appartenais.

Mais que suis-je venu faire à Kalliste ( la plus belle disait ainsi les Grecs)

Revenons au titre de ce texte destiné à faire revivre l’histoire d’un matériel de plongée de ces années lointaines. Il y a trois heures, j’étais chez mon ami Georges BEUCHAT, rue Jean Mermoz à Marseille où, aux côtés de son associé Malaval, il venait de me vendre un caisson Focascaph destiné à un appareil 24 X 36 Foca, le tout monté sur un flash Rebikoff.

Ceci car, jeune entrepreneur au sein de l’entreprise SUBA, créée avec mes amis Bernard Cabrejas et Georges Imbert, je venais de décrocher une commande de reconnaissance de fonds marins. Ces travaux étaient destinés au dossier que venait de mettre en place la société Leredu pour exécuter la pose d’un émissaire en mer pour un ensemble d’immeubles d’Ajaccio, le Parc Berthaud. Ce fut, entre cette première prospection et les travaux auxquels je participais par la suite, une belle aventure. C’est une autre tranche d’histoire que je raconterais une autre fois. Revenons en au Focascaph.

Georges Beuchat, chasseur sous marin, possédait une entreprise de fabrication de matériel de plongée. Amoureux d’un monde sous-marin tout neuf, comme nous l’étions tous à l’époque, il entendait le faire partager et avait dans ce dessein mis au point un caisson pour l’appareil FOCA, ce 24 x 36 concurrent français du Leica allemand.fcs 3

Il commercialisait donc, à cet effet, le boîtier Tarzan. Il avait choisi pour personnaliser sa marque le nom de ce héros  de la jungle africaine. Nous étions tous férus des aventures de Johny Weissmuller, de sa compagne Jane, de sa guenon Cheeta. Sans oublier les  éléphants qu’il faisait intervenir, sautant et bondissant de lianes en arbres,  surtout en poussant un hurlement symptomatique qui ravissait nos oreilles adolescentes. Ce, alors qu’il se trouvait lui et surtout sa frêle et voluptueuse compagne en passe de se faire occire ou dévorer par des tribus africaines qui avaient toujours ce mauvais rôle dans la distribution du film.

Le caisson Tarzan eut un succès certain mais très court. En grande partie parce que la société de production américaine des films sur « Tarzan le seigneur de la jungle », la Métro Godwin Mayer fit un procès à mon ami Georges BEUCHAT qui dû abandonner ainsi cette marque célèbre. Là aussi c’est une autre histoire dont je parlerais peut-être un jour. Je m’éloigne…fcs 2

Devant cet adversité condamnant son premier appareil, Georges Beuchat perfectionne son idée et va créer le premier caisson de photographie subaquatique moderne, le Focascaph. 

Il reprend le concept du précédent Tarzan, mais avec d’importantes améliorations, surtout dans les commandes dont l’étanchéité est maintenant assurée par des joints thoriques. Si le tarzan était uniformément de couleur noire, le Focascaph lui est livré en différentes teintes métallisées du gris au jaune en passant par le bleu.fcs 4

Ce matériel va avoir du succès. Vendu par BEUCHAT, il va être aussi commercialisé par la Spirotechnique où Robert Diot va l’acquérir pour réaliser les premières cartes postales sous marines (Imprimerie SIRRA à Sanary, sur une commande de Paul Dubois le créateur du Masque Squale ) Il sera détrôné, en 1962 par le Calypsophot de la Spiro dont on connaît le succès. J’en parlerai un jour situant mes débuts lors d’un stage au CIP Bendor (une création de la spiro) avec Ludwig Silner

Mais, pour quelles raisons Georges BEUCHAT a-t-il accepté de faire mettre sur le marché son Focascaph par une entreprise concurrente ?fcs 5

Entre temps la Spiro vient de mettre en service son détendeur Mistral en 1955 et surtout par la suite le Royal Mistral de mon ami Raymond DELOIRE.

A la suite de quoi BEUCHAT commercialise à ce moment-là, le détendeur Souplair, une copie du Royal Mistral.fcs 6

 Interrogeant des anciens, il m’a été dit que Mr Pierre MARI, le directeur de la Spirotecnique s’entendait très bien avec Georges BEUCHAT, développant ainsi entre eux d’excellentes relations, sur un marché naissant, peu important mais qui n’allait pas tarder à le devenir.

Et qu’ainsi il y aurait eu un accord tacite, à l’amiable, permettant un échange de technicité sur des bases commerciales qui se révéleront fructueuses pour ces deux entreprises. Ce qui leur conservera aussi le leader-ship devant d’autres marques naissantes qui désirent elles aussi avoir une place au soleil du Monde du silence.

Je n’ai pas pu vérifier la véracité des faits évoqués ci-dessus. Mais l’histoire est belle de ces deux chefs d’entreprise, véritables pionniers, qui ont créé et fait progresser un matériel dont certains éléments sont encore dans nos sacs de plongée.

Je les ai bien connu. Ils étaient tous deux d’une intelligence élevée et d’un caractère agréable, privilégiant une entente cordiale plutôt que ces guerres commerciales à outrance, nuisibles pour tous et dont nous avons actuellement trop souvent des exemples déplorables.fcs 7

L'une des cartes postales,  réalisée par Robert Diot rn 1957, avec un Focascaph, inventé par Georges Beuchat, acheté à la Spirotechnique, Imprimée par SIRRA à Sanary sur une commande de Paul Dubois (inventeur du masque Squale à Sanary porté par le plongeur)

 

 

 

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 17:21

Le détendeur Alizé de la Spirotechnique

 

Les ingénieurs de la Spirotechnique avaient décidé de miniaturiser et de produire l’Alizé, suite à la sortie du Cristal de Bronnec et Gauthier. Ce détendeur de deux étages devait donner naissance à ceux que nous utilisons actuellement et créés par toutes les marques

Mais, toujours novatrice la Spiro venait de créer l’Alizé. Mon ami Jojo Sérénon, m’en offrit l’un des premiers sortis, pour procéder à des essais sur chantier.Alizé Détails

Un petit bijou, petit par la taille, d’une souplesse respiratoire inconnue à ce jour, une merveille que je me dépêchais d’utiliser.

Les premières plongées sur mes chantiers de sous-marins dans le Var ne firent que confirmer mes agréables impressions. Sauf…

Sauf le jour où je devais descendre sur l’émissaire en mer des roches Rouges à Sanary dont j’avais été adjudicataire.devant roches rouges

Et là il y avait une trentaine de mètres. Mais tout allait bien. Arrivé sur le fond, je participais aux travaux en cours avec l’équipe de plongeurs sur place.

 Il fallait déplacer des buses de béton destinées à être enfilées sur un tube PVC. J’avais mis au point cette méthode de lestage et de protection et je l’avais même fait breveter. Brevet qui par la suite m’attira nombre d’aventures. Mais passons et revenons au fond sur le chantier.

Je respirais amplement lors de chaque effort, mon Alizé me fournissant de l’air à la demande, sans effort.Émissaire sanary

Quand soudain au moment où j’aspire j’entends comme une légère explosion et je sens que j’avale des particules étrangères ! Quelles particules ? Et bien tout simplement le mécanisme interne du deuxième étage de mon détendeur ! Il ne me reste plus que l’embout dans la bouche ! Je crache, j’éructe, je tente de rendre toutes ces minuscules pièces d’orfèvrerie qui font de l’alizé cette délicate pièce d’horlogerie

Et ce sur une inspiration ! C'est-à-dire que je me retrouve sans air à trente mètres

 Heureusement, la bouée Fenzy dont j’ai rendu le port obligatoire sur mes chantiers va me sauver la vie, car sans perdre un instant je viens d’ouvrir la bouteille

Je fonce vers la surface ! Je ne risque pas de surpression pulmonaire, car je continue à essayer de renvoyer les morceaux de l’Alizé coincés dans ma gorge. Je fais surface toujours éructant. Je mettrais plusieurs heures pour me débarrasser des pièces de ce détendeur !

Et quand je vois Jojo quelques jours après sur le port de Sanary, je lui demande pour quoi il a voulu m’assassiner !

Il est comme à l’ordinaire imperturbable, écoute mes vociférations avec le calme olympien qui le caractérise et me dit :

-      Loridon, soit sans crainte, c’est une petite erreur de prototype …et d’ailleurs je vais t’en offrir un autre.

Ce qui fut fait quelque temps après. Inutile de vous dire que ce nouvel Alizé fut soumis, pour commencer, à de nombreux tests en eau peu profonde.

 Il se révéla très fiable et je l’ai gardé longtemps.

Vu son faible volume, il m’a servi comme détendeur de secours pour mes plongées profondes au corail en Corse. Il ne m’a jamais lâché.

Il est d’ailleurs, exposé, en prêt, dans une vitrine de la salle Fargues, au Musée Frédéric Dumas à Sanary.Alizé 1

 

..

 

 

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 13:02

  Mes premières palmes… peu académiques !

Un peu de souvenirs de la part de l'ancien Scaph’.

Dès l'âge de 7 ans, mes parents décidèrent que je devais apprendre à nager.

Je fus donc confié à un maître nageur, suspendu dans un harnais sous une potence, juste immergé et mis en devoir, énergiquement, de pratiquer le mouvement de la grenouille.

Cela allait durer 7 années sans aucune amélioration. Sorti du harnais je me noyais.

À 14 ans, j'ai eu la chance de rencontrer un professeur de gymnastique qui se chargeait des cas difficiles. Nous étions trois dans le petit bassin de la piscine Ledru-rollin. Payant d'exemplarité, ce qui n'avait pas été le cas auparavant, il se mit à nos côtés  et s'allongeant sur l'eau d'une légère poussée des pieds il fit ce qu'il appelait « une coulée »

Appuyant sa démonstration d'un :

-       Je l'ai fait, vous pouvez en faire autantPMF 1

C'était simple, mais convaincant. Devant une telle évidence, je mis en pratique le principe d'Archimède. Ce qui me réussit si bien que, deux mois après, j'achetais ma première paire de palme, des Champions, dans un magasin d’article sportifs, voisin.

L'année suivante, j'étais en Corse pour y faire de la chasse sous-marine.

Cela allait me passionner la vie entière, jusqu'à la fin de mes activités subaquatiques. Entre-temps, de plus en plus adepte du milieu sous-marin, j'allais devenir scaphandrier, c’est-à-dire plongeur professionnel en 1953.Belle époque ! J'avais 20 ans !

Mais avec quel matériel pouvais-je me livrer à des exploits cynégétiques.

Il y en avait peu. De nombreux inventeurs, se prenaient pour Léonard de Vinci, et ne réussissaient pas mieux, que ce soit disant grand homme, pour pénétrer les profondeurs. Ces Géotrouvetouts nous auraient envoyés au fond de la mer avec bien peu de chance de

refaire surface. L'un d'entre eux, qui proposait un tuyau de jardin de 10 mètres, fixé sur un bout de liège en surface, ne clamait-il pas :

-       Plongez à 20.000 lieux sous les mers avec mon tuyauscaph', vous n'en reviendrez pas !

Une vérité criante ! En voilà un, je le souligne volontiers, qui ne trompait pas son monde.

Il avait d'ailleurs copié cette idée sur les manuscrits de Léonard de Vinci, cet italien célèbre, cité plus haut, protégé par François 1er qui lui demandait de lui fabriquer des filtres d'amour. Domaine dans lequel ce grand roi, amateur du beau sexe, se distinguait pompeusement.

Les filtres en question ne prouvaient pas plus leur efficacité que le tuyau que Léonard fixait sur la tête du plongeur. Il faudra attendre la pilule bleue actuelle pour, paraît t-il, avoir des résultats probants. Encore heureux que l'on n'en attribue pas les vertus à notre Léonard.

On a bien dit de lui qu'il avait inventé les palmes de plongée, ce qui est faux ! Archi faux ! Il a inventé des gants natatoires qui n'ont servi à personne et des griffes au bout des doigts de pied. On est loin de la nage delphinoïde en vogue actuellement. Je m'éloigne...

En matière de nage je venais donc de débuter avec les palmes triangulaires de marque Champion bleues.

PMF 2

Elles furent suivies des palmes Propuls vertes dites savonnettes. Non à cause de leur couleur pouvant s'apparenter à celle d'un savon d'une grande marque de l'époque, mais tout simplement parce qu'elles vous tenaient mal aux pieds. Leur forme aérodynamique certes, vous procurait un avancement natatoire certain, mais vous faisait valser les chevilles dans tous les sens.

 PMF 3

Ensuite, exit les Propuls, devant l'arrivée des Cressi-Rondine. Là, c'était tout autre chose. Très chaussante, enfermant bien le début de la cheville, elle avait en plus cet angle d'attaque qui sera largement retenu par la suite. Mais là, c'étaient les premières.

PMF 4

D’ailleurs, je vois que les palmes Cressi actuelles continuent à ressembler furieusement à leurs ancêtres. Par la suite, sont venues des palmes modernes. Surtout, les jet-fins à tuyères de mon ami Georges Beuchat. Il disait qu'elles étaient, à juste titre

-       Souvent copiées, jamais égalées...

PMF 5

                                 Palmes Jet-Fins de mon ami Georges Beuchat

Dans ces temps antiques, nous avions aussi à trouver un masque. Pour la plupart d’entre nous, ce fut le Squale de l'ami Paul Dubois. Il le fabriquait en série à Sanary depuis le dépôt de son brevet en décembre 1944. C'était le meilleur et le mieux adapté, il l'est encore.

PMF 6

Pour le tuba,  chacun y allait de son choix finissant toujours sur le modèle courant de l'embout sur un tube de plastique recourbé aux deux bouts. Certains étaient pourvus, à leur extrémité d'une cage en caoutchouc, enfermant une balle de ping-pong faisant office de valve de fermeture. C'était encombrant, peu efficace, mais un excellent argument de vente.

PMF 7

Enfin pour pratiquer la chasse sous-marine, il fallait une arbalète. Le choix était vaste, nombre de marques s'étant mis en tête de produire le fin du fin en la matière. Le temps des débuts, dans les années trente du lance-pierres sous-marin tirant des tringles à rideaux ou des baleines de parapluie était largement dépassé.

Mon premier engin fut une arbalète Tarzan, c’est-à-dire Beuchat. Lui, un vrai chasseur, il avait fait au mieux et au plus simple.

PMF 8

Ensuite vint l'arbalète que j'ai longtemps utilisée, alors que je pratiquais des prélèvements ichtyologiques autour de Porquerolles. C'était encore la marque Cressi qui me l'a fournie.

Sa conception en était pour le moins originale. Il s'agissait d'un long fut en aluminium vert ou bleu dans lequel il y avait deux sandows en caoutchouc demi-circulaires. La flèche était enfoncée au milieu jusqu'à l'extrémité ou un cran la retenait.

Une simple tige aboutissant à la détente la verrouillait.

PMF 9

C'était souple, silencieux et très précis. Ce n'était pas très puissant.

Il en fut de même avec un Douglas Baby, de belle facture,  en aluminium métallisé bleu. Celui-là était néanmoins, un peu bruyant à cause de son ressort.

PMF 10

Avec toutes ces armes, il fallait s’approcher assez prêt de la cible retenue, mais cela, je savais le faire. Ce qui condamna la gente poissonnière à être souvent invitée à notre table.

Mais attention, jamais plus que ce dont nous avions besoin pour passer un bon moment avec quelques paires d’amis.

*Le matériel décrit ci-dessus, fait partie des collections du Musée Frédéric Dumas.

Pour que vous ne restiez par sur votre faim, voir ci dessous comment il était possible, même avec ce matériel ancien, de combler la nôtre...

PMF 11

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 08:09

 

La Tourelle COMEX dans le Jardin de LUMIO.

Tour Cx

Depuis sept ans que cet engin performant de la pénétration sous marine est exposée aux intempéries il était nécessaire de l'entretenir.

Ce qui vient d'être fait par les services de la Mairie de Sanary

En particulier et en urgence, ses bras manipulateurs ont été saisis fermement.

Suspendus au dessus du sol, telle une épée de Damoclès, par des câbles d'acier oxydés de faible diamètre, des gamins s 'y suspendaient volontiers.

Ce qui en cas de rupture des dits câbles, aurait pu causer un accident grave.

Cela ne risque plus d'arriver, les bras en question ont été soudés, fixés sur de la chaine robuste.

rep tourelle

Je vais vous rappeler maintenant, dans l'article paru ci dessous à l'époque, l'histoire de cette très belle pièce offerte, à la ville de Sanary, par mon ami Henri Germain Delauze,le Président de la Comex

 

« C’est le Samedi 8 Février 2003, que Monsieur le Dr Ferdinand BERNHARD, Vice-Président du Conseil Général, Maire de Sanary s/mer inaugurait en compagnie de Yves MAUCHERAT, Président de l’association du Musée Frédéric DUMAS, et Henri Germain DELAUZE, Président de la COMEX (généreux donateur) la mise en place d’une tourelle d’observation, de plongée profonde, dans les jardins de la ville., qui allaient devenir ce jour là « Les Jardins de LUMIO »

Cette manifestation extrêmement conviviale réunissait de nombreuses personnalités dont :

 

  • Mr Yves MAUCHERAT, Président de l’association du Musée Frédéric DUMAS

  • Mr Daniel MERCIER, Président du Festival international de l’Image sous-marine d’Antibes

  • Mr Jean Pierre BARGIARELLI, Président de Comex-Pro

  • Plusieurs membres de la famille Dumas

  • Mr Henri PAOLE, Président de l’Association AHR, pour l’Avenir et l’histoire des Recycleurs

  • Mr Gérard LORIDON, représentant HDSF, l’Association pour l’Histoire du Développement Subaquatique Français

Cette Tourelle d’observation 450 mètres, bi-sphère, a été offerte par la COMEX au musée dédié au grand Pionnier Frédéric Dumas, implanté dans la Tour Romane de Sanary s/mer.

Yves MAUCHERAT dans son discours insista particulièrement sur le fait que :

  • De plus en plus connu, de plus en plus visité ce haut lieu historique s’est donné pour tache de faire reconnaître « SANARY, Cité Historique de la plongée » Pour ce faire, il faut étendre et faire découvrir d’autres emplacements relatant le souvenir des grands anciens originaires de la Commune. C’est pour cette raison que Henri Germain DELAUZE, qui a largement participé à l’histoire de la plongée, nous à offert cet appareil de découvertes.

Henri Germain DELAUZE, lui en fit largement état dans un discours amical où il souligna

  •  ..que beaucoup de communes se dotaient d’objets modernes en exposition, et qu’une tourelle de plongée pouvait donc y avoir largement sa place… 

Un apéritif de l’amitié clôtura cette manifestation largement ensoleillée. »

plaque Cx

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10 octobre 2010 7 10 /10 /octobre /2010 10:17

 

Les dons de Mr Thierry Krottof.

Il faut savoir que si notre musée expose des pièces de collection anciennes, c’est bien souvent grâce à de généreux donateurs, passionnés eux aussi par l’histoire de la plongée.

Découvrant souvent sur Internet, quelquefois dans la presse spécialisées, l’existence du Musée Frédéric Dumas, nombre d’entre eux se souviennent que dans les années de leur jeunesse ils utilisait du matériel quelquefois de leur création souvent acquis chez les premiers fabricants de ces époques pionnières.

Ce matériel au fil du temps à été remplace par des articles plus modernes et dans le meilleur des cas, rangés précieusement et même bien entretenu, dans le grenier, la cave. le garage.

Alors lisant notre blog :

  • Le musée Dumas, mais c’est bien sur…je vais voir où sont mes palmes, lunettes, fusils détendeurs… et les offrir afin que ceux qui viendront après nous découvrent ce que nous utilisions en 1950…

palmes douglas

C’est comme cela que j’ai créé le musée Dumas en 1994, avec l’apport généreux de mes amis tout d’abord et de bien d’autres donateurs par la suite.

Mais heureusement cela continue.

Aujourd’hui je vais vous faire découvrir Mr Thierry Krotoff.

Passionné par la plongée dans sa jeunesse il commence comme nous tous en apnée avec palmes masque et tuba. Sauf que ses palmes ce sont les Douglass qu’il vient de nous donner. Il les utilisait en 1954. J’en ai d'ailleurs fais état dans une page précédente de ce blog où je relate leur histoire.

Maintenant, il vient de nous faire faire un retour en arrière d’un bon demi-siècle.

En nous expédiant un Plastiphot avec lequel il a réalisé des images en Corse en 1968.

 Plast 1

Ne s’en tenant pas là, il avait même, bricoleur de génie, fabriqué un narghilé utilisant comme détendeur un pulsateur de machine à traire ! Oui ! Un appareil danois LV 35 Kristensen, qui lui envoyait de l’air à l’aide d’une membrane fonctionnant à 60 pulsations minutes !

Revenons à ce boîtier Plastiphot complet et que je dirais presque en état de marche.

 

Il s’agit d’un boîtier souple mis au point par l’entreprise L.A.M.E.R de Paris. Il est développé par Jacques Stevens, un photographe marin et spéléologue. C’est une enveloppe en chlorure de polyvinyle avec un hublot de masque de plongée de la marque Squale, que nous connaissons bien à Sanary. Contre ce hublot se trouve encastré un châssis simplifié portant une pièce en métal léger, maintenant l’appareil photographique contre la glace. Le tout est refermé par un gant de chirurgie en caoutchouc fixé sur un cerceau qui permet d’accéder aux commandes de l’appareil. Une valve de vélo permet de gonfler, plus ou moins le sac, selon la profondeur à laquelle l’ensemble est utilisé.

« Cette extraordinaire et géniale invention a été utilisée en 1951 jusqu’à 25 mètres de profondeur » écrit Dimitri Rebikoff.

Plast mus 1

DR.Photo D.Bréheret

De plus, son prix est particulièrement « compétitif » autour de 15.000 anciens francs.

 Ce dispositif est particulièrement ingénieux car il permet d’utiliser une large gamme d’appareils photographiques. Á condition toutefois d’accepter de prendre une part de risque.

Encore que l’enveloppe étant relativement épaisse, le danger de noyade vient plutôt du gant où de la fermeture.

Plast mus 2

DR. Photo D.Bréheret

Malgré cela, le Plastiphot a donné à nombre d’entre nous la possibilité de rapporter en surface des images du monde sous marin. Le résultat n’est pas comparable avec ce que l’on réalise actuellement, mais nous en étions quand même très satisfait.

En voir ci-dessous un exemplaire…très bleu bien sur.

Sars plastiphot

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 13:57

 

La Torpille Soleil Rebikoff, de « Manina, la Fille sans voiles » !  

Non, il ne s'agit pas d'un film libertin mais bien d'une pièce historique qui figure dans les collections du Musée Dumas.

Manina film

La torpille Soleil c'est l’une des inventions de Dimitri Rebikoff, véritable pionnier et génial concepteur des années cinquante. Très intéressé par l’imagerie sous marine, il se rendit vite compte que pour faire des photographies d’abord, du cinéma ensuite, il se révélait nécessaire d’apporter de la lumière. Sinon, les couleurs disparaissant très vite au fur et à mesure de l’immersion.

Soleil + BeaulieuC’est ainsi qu’il commença par fabriquer un flash électronique. Ce type d’éclairage existait en surface, il l’adapta au monde sous marin.

C’était très novateur et surtout pratique, remplaçant les éclairages par des lampes de faibles puissances. Dès que l’on voulait utiliser des ampoules plus fortes, il fallait se livrer à un bricolage personnel sans aucune garantie de fonctionnement fiable. Surtout que les problèmes d’étanchéité causaient soit des pannes, soit des explosions de votre source de lumière.

Certaines très fortes comme j’en fis quelquefois l’expérience désagréable.

Donc le flash Rebikoff, c'était un progrès. dimitri rebikoff

                                                                Dimitri Rebikoff

Pour exécuter des films, cela se révélait plus compliqué. L’énergie à fournir devenait plus importante. Comme il fallait qu’elle soit autonome, le magasin à batteries se devait d’être conséquent. Ceci d’autant plus que la lumière a apporter devait avoir une certaine puissance. Problème auquel venait s’ajouter la durée d’utilisation.

Alors, selon son modèle type que l’on retrouvera dans toutes ses inventions, allant du flash à l’avion sous la mer « Pégase » la torpille Soleil fut réalisée dans un tube aluminium.

torpille 

Très brillant, ce matériel du plus bel effet produisait, pendant le temps nécessaire, un éclairage blanc distribué par le projecteur situé à son extrémité.

Lors de l’allumage, vous bénéficiez d’une surprise agréable, produite par la restitution des couleurs du milieu sous marin

La torpille Soleil du Musée DUMAS a été confiée à l’association par mon ami Michel Rocca.Cinéaste pionnier, il réalisa nombres de films sous marins dans les années cinquante.

Michel ROCCA                                                                    Michel Rocca

La torpille, elle est légendaire car après avoir servi en mer rouge où il tourna « l’Histoire sous marine de la bible » il l’utilisa pour son film en Corse « Manina la fille sans voiles » dont, Le premier rôle, celui de la belle Manina, était tenu par la très jeune Brigitte BARDOT.

Le scénario est là aussi un mélange « fleurs bleues/Trésors/vues sous marines ». Son déroulement ferait sourire actuellement mais se révèle captivant en 1952 . je vous en fais une courte synthèse.

  • « …Gérard, un jeune étudiant, découvre en Corse, un fragment d’amphore phénicienne. Quelques années plus tard, il s’embarque à bord d’un bateau de trafiquants à la recherche du trésor qu’il pense avoir trouvé...

  • De retour sur l’île, il s’éprend de la jeune Manina. Les vestiges sont retrouvés, mais le bateau s’éloigne avec sa précieuse cargaison, laissant le jeune homme sur l’île. Les navigateurs feront naufrage et Gérard resté pauvre, se consolera avec l’amour pur de Manina… »On est en droit de s’imaginer, que les âmes sensibles sortaient de cette projection en séchant quelques larmes…

  • Mis à part les charmes certains de Brigitte Bardot, ce n'est pas avec un simple tesson d'amphore, fut-il phénicien que l'on déclencherait aujourd'hui une telle passion. 1.SetVie Aquaflex

Mais en 1952, quand fut texécuté ce tournage en Corse, il n'y avait pas encore sur les écrans cinématographiques le magnifique « Monde du Silence »  du Cdt JY.Cousteau.

Alors ce film reste une page d'anthologie. Il est d'ailleurs possible de se le procurer en DVD, rééditer par mon amie Catherine Rozier, la fille du Producteur Willy Rozier.

Il en fut même tiré un roman photo, que j'ai retrouvé dans une brocante sur la place de ma commune aux Plantiers en Cévennes.

 

Manina roman                Manina roman 1

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  • Cette Lettre du Musée Frédéric DUMAS prend la suite de celle éditée, la première fois, imprimée, en 1995.
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