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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 14:12

Une belle pièce pour le Musée

Dernièrement mon ami Henri Paole, qui a été aussi à mes cotés comme fondateur du Musée en 1994, et a qui nous devons son inauguration par la Marine Nationale, me transfère une proposition de don d’un matériel spécial.

1 psfr

Matériel historiquement intéressant offert par les Ets Bacou-Fenzy représentés par Mr Ferrari selon Henri Paole,  longtemps ingénieur chez Fenzy, donc bien placé pour en connaître l’origine et le parcours.

Comme je l’ai toujours pratiqué j’ai transmis cette offre intéressante à Mr Daniel Alsters, président du musée depuis l’Assemblée Générale de janvier 2010 où il a été élu à ce poste.

Assemblée particulièrement réussie où nous étions plus de cent participants dont mon ami Albert Falco qui avait répondu à mon invitation me disant « reculer un voyage pour le souvenir de Frédéric Dumas »

Après cette évocation historique, revenons vers la sphère en question, qui servait à l’expérimentation de matériel, lors d’essais sous pression

Elle a une longue histoire que Paole me retraduira un de ces jours.

 

En voilà les images ci-dessous :4 psfr

3 psfr

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9 août 2013 5 09 /08 /août /2013 16:50

Nous serons présent à la batterie du cap nègre jusqu’au 29 septembre. Une exposition à ne pas manquer pour les passionnés de la plongée et de son histoire.

adcn 1

Une partie des collections à été mise en place par Hervé Monjoin prouvant encore une fois sa compétence et son savoir faire en la matière.

Ce qui fut largement approuvé par un public nombreux.adcn 2

On va y découvrir un large panel de matériel et gravures  allant  du chalumeau de découpage sous marin Piccard H 7 à une série d’appareils de prises de vues.adcn 4

Sans oublier la présence d’une pièce qui attire toujours le grand public, la copie du scaphandre du Chevalier Pierre de Rémy de Beauve.adcn 3

Des panneaux artistiques accompagnent l'ensemble.adcn 5

Vient de s’y ajouter dernièrement offert par le club de plongée spéléo de Gruissan un engin rare parce que produit à peu d’exemplaires par la firme allemande Draeger. Il s’agit d’un caisson monoplace de recompression qui possède la particularité de se replier sur lui-même le rendant ainsi plus facile à transporter.

Ce rapprochement entre Sanary la cité des pionniers de la plongée et Six Fours qui en comportait quelques uns, dont Louis de Corlieu l’inventeur des palmes, ne peut être que très constructif et devrait pouvoir se prolonger dans l’avenir avec le même succès.

Ci-dessous le fort du cap nègre vu par Dany Loridonadcn 6

 

 

 

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20 juin 2013 4 20 /06 /juin /2013 16:04

Frédéric Dumas…Grâce à son invention, combien de plongeurs lui doivent la vie ?

abd 1Nous fêtons cette année le centenaire de la naissance de Frédéric Dumas, il serait donc normal de rappeler son esprit créatif, dans un domaine où il a été le seul et le premier à penser à la sécurité des plongeurs.

Il a passé une grande partie de sa vie professionnelle au Groupe d’études et de Recherche sous-marine de la Marine Nationale à Toulon.

C’est là que je l’ai connu, ayant eu l’honneur et le plaisir de plonger souvent à ses côtés, où j’ai pu prendre quelques belles leçons. Il s’est très vite rendu compte que lors des plongées très profondes que nous étions amener à exécuter, par exemple pour des recherches de torpilles d’exercice perdues en rade des Vignettes à 70/80 M de fond, le plongeur pouvait en faisant des efforts se trouver mal suite à la narcose des grands fonds.

C’est alors qu’il a pensé à créer un moyen pour revenir en surface,mettant au point la bouée collerette dite par la suite « La bouée Dumas ».

 Qu’était-il de ce matériel créé en 1953 ?

La Bouée Dumas.abd 2

C’est en février 1955, que me fut remis mon matériel de plongée lors de mon intégration au GERS. Je découvris dans mon sac, la bouée Dumas.

Comme on le découvre sur la gravure jointe, il s’agit d’une collerette venant se capeler autour du cou du plongeur.

Elle se gonfle à l’aide d’une petite bouteille d’air comprimé fixé sur le côté.

Lors de la remontée, l’air se dilatant est évacué par un tube d’environ 50 Cm muni d’une soupape à son extrémité. Ladite soupape maintient l’évacuation vers le bas autorisant une faible surpression dans la bouée. Dans le prototype, il s’agissait d’un simple plomb. Par la suite Frédéric Dumas ayant prévu qu'en cas de nécessité impérieuse durant la remontée le plongeur pouvait respirer l'air de sa collerette. Il était nécessaire de ne pas laisser entrer d’eau dans la bouée, le plomb fut donc remplacer par une soupape de non retour à l’intérieur d’une bague en bronze. Le faible volume de l’ensemble ne gênait en rien la nage du plongeur et elle se révélait donc d’une grande sécurité en cas de malaise au fond, le but de cette invention.abd 3

,Évidemment il me fut demander de procéder à un essai pour me familiariser avec cet engin salvateur. On me fit descendre à 60 M, gonfler la bouée en tournant le robinet de la bouteille d’air, et me laisser remonter, tiré vers le haut tranquillement. Comme il était prévu que je puisse respirer dedans, à mi parcours je quittais l’embout de mon CG 45 et me mis en bouche l’extrémité du tuyau. Méfiant je n’aspirais que faiblement. J’en fut heureux car avec le peu d’air mis à ma disposition était largement adjoint de l’eau de mer ayant franchi hypocritement la soupape lors de la descente. Il fallait y ajouter une bonne cuillérée à soupe de talc, produit largement utilisé à l’époque pour la conservation du matériel. Celui-ci était plus ancien, presque millésimé, ayant du son introduction lors de la fabrication. En fait, pratiquant couramment l’apnée en sous-marine, je finis ma remontée en n’oubliant pas d’expirer lentement l’excédent de l’air qui risquait de se dilater dans mes poumons. Averti de cela, lors de notre entraînement je pratiquais pour ainsi dire par simple réflexe.

La fin de mon premier essai me trouva à l’aise en surface. Je fis part à Monsieur Dumas de la facilité d’usage de sa bouée. Il me répondit :

« Oui, tu as raison… on a l’impression que le Bon dieu vous tire par les cheveux *»

Cette bouée fut livrée sur sous-marins pour permettre aux équipages de l’évacuation en urgence. Elle allait devenir célèbre en devenant quelques années plus tard la bouée Fenzy.

2. La Bouée Fenzy ou PA 61

Photographie Stéphanne Barbierabd 4

La bouée Fenzy apparaît, en 1961 et il est indéniable qu’elle est la parfaite descendante de la Bouée Dumas.

D’autres modèles vont être créés avec peu de succès.

La bouée Fenzy reprenant complètement le schéma de la Bouée Dumas en l’améliorant, va se révéler à l’usage d’une parfaite fiabilité dans son usage et surtout dans la sécurité qu’elle apporte..

Comme sa créatrice, elle comporte une collerette, une bouteille d’air facilement rechargeable sur les blocs scaphandre et un tuyau annelé pour l’évacuation. Il y est ajouté une soupape pour éviter une trop forte surpression.

Grâce à l’embout fixé à l’extrémité du tuyau annelé, il est possible de la gonfler légèrement soi-même afin de faciliter l’équilibrage du plongeur.

Son appellation PA ne vient pas de Parachute ascensionnel, mais de Plongeur autonome. C’est Maurice Fenzy son fabricant,  qui va la nommer « Le Parachute du plongeur »

Titre d’un film que je réalise avec Mr Perrimond-Trouchet, le véritable concepteur de la PA 61, lui en ayant fait, au sein du GERS, la liaison avec la Bouée Dumas, largement améliorée à cet effet.abd 6

Un grand homme qui  fut mon maître à penser. Notre film sera primé lors d’un festival du Film d’exploration maritime de Toulon.

À cause de son grand succès, il ne sera jamais possible de quantifier le nombre d’incidents qui, sans cet ingénieux appareil, se seraient transformées en accidents souvent dramatiques.

J’ai eu à en vivre quelques-uns lors de plongées professionnelles à risque.

Ceci me permet d’affirmer que cette géniale invention a sauvé la vie de nombreux plongeurs.

Une invention qui va continuer à perdurer se terminant par une création américaine la stabilising  jacket, qui ne lui ressemble pas certes, mais au départ il fallait y penser.

Et cela Frédéric Dumas l’a fait, lui !

Alors, je vais me joindre à ces nombreux utilisateurs :

« Merci Monsieur Dumas » comme nous le nommions respectueusement alors que nous étions jeunes plongeurs au GERS.abd 5


 

 

 

 

 

 

 

 

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 10:28

À peine arriver, notre sous-marin jaune a été présenté à la presse avec l’équipe du musée présente au grand complet.

Le voilà à l’abri, jalousement gardé par Hervé Monjoin.aasj 9

Il est entouré de tous et surtout à droite de la photo, nos reporters locaux Audrey Bertrand de Var-Matin et Damien Doignot, fidèle entre tous, pour www.six-fours.netaasj 10

Pour la fin, car il ne faut pas l’oublier, le voilà avec Michel Bourhis, l’ami du concepteur qui a fait rentrer cette pièce unique dans nos collections.aasj 11

Le président compte vous le faire voir dans peu de temps lors d’une plongée d’époque à Portissol.

Toutes les photos sont de Bernard Laire.

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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 13:08

Une célèbre chanson des Beatles va nous faire revivre une page d’histoire avec le nouvel engin offert au musée Dumas.

Il s’agit bien sûr, d’un sous-marin jaune, le Scubster conçu par M. Stéphanne Rousson aasj 1dit le pédaleur de l'extrême pour avoir déjà réalisé un dirigeable à pédale, un esprit des plus audacieux.

Je ne vais pas m’étendre sur sa description technique que vous trouverez par ailleurs sur le site du Musée www.scuba-museum.com/ où comme le précise Hervé Monjoin l’auteur du texte,  il s’agit d’un sous-marin à propulsion musculaire qui va vous permettre d’atteindre une vitesse de  10 Km/h à la force du mollet. Vous pouvez le voir ci-dessous, avec Hervé.aasj 2

Et tel qu’il est arrivé dans nos murs.aasj 3

Mais revenons un peu dans le temps, la partie historique n’étant pas négligeable et faisant partie de nos attributions.

De tout temps les plongeurs ont voulu pouvoir évoluer autrement qu’avec les palmes et, donc, se sont attachés à construire avec plus ou moins de bonheur sous-marins individuels

Je me souviens d’un célèbre scaphandrier monégasque qui fut un pionnier en la matière avec un sous-marin à propulsion électrique. ladite propulsion lui fut fatale, car les gaz de la batterie sortant dans une coque mal ventilée firent exploser l’appareil tuant son pilote

Par la suite toujours en jaune, mais toujours avec des batteries, je fus commis un jour par l’un de mes clients pour aller me procurer un submersible de petite taille, à Livourne en Italie. Il était prévu de l’utiliser pour effectuer à -30 m, une visite de 800 m de long sur un tube immergé en face de Nice. Il s’agissait de la maquette grandeur nature du tube devant ramener en Europe le gaz d’AFN.

Pour l’anecdote, tout allait bien et  sous-marin Wet nous permettait de visiter le tube tous les matins. Sauf  le jour où ayant cassé l’une de ses amarres, une partie s’est retrouvé en surface devant le ferry qui rentrait de Corse. Les passagers appareils-photos en main croyaient sans doute au serpent de mer. Il fallut illico, pour les responsables du projet, couler la bête.

Redevenons sérieux. Par la suite un sous-marin wet electrique fut conçu par M. Havas un génial inventeur et, finalement récupéré par mon ami Philippe Rousseau dont il orne la collection. Philipe en a livré un excellent article dans Subaqua n°110. Voir image ci-dessous.aasj 4

En 2002 parut chez Editoo.com le livre « Sous-marins jaunes » dont l’auteur Dominique Girard avait été commandant d’un sous-marin nucléaire.

Livre agréable à lire et relativement pointu sur le plan technologique.aasj 5

Nous allons maintenant arriver, au plus important et découvrir comment le Scubster a fini par se retrouver au Musée

Nous devons cela à l’un de nos administrateurs Michel Bourhis un ancien de la Comex où il eut pendant de nombreuses années des postes importants.

Il nous livre son histoire sous-marins jaunes et son approche avec Stéphanne Rousson son concepteur dans les deux pages ci-dessous.aasj 6

aasj 7

Ce sous-marin est en état et pourrait parfaitement plonger à nouveau, qui sait dans les eaux sanaryennes, tel que sur cette image.aasj 8

Les images non gravées nous ont été fournit par Stéphane Rousson et sont de Terence Dewaele. 

 


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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 08:26

C’est en ouvrant dernièrement Plongeur.com, ce site prestigieux que son propriétaire Fabrice Charleux, nous fait découvrir ces palmes modernes et futuristes lors de sa visite au DEMA 2012 de La Végas, et dont il dit être agréablement surpris et séduit.

Ce sont des Warp 1 produite au Canada par Aquabionic by Ceta tek.aap 00

Ce qui m’a fait me souvenirs des premiers âges de la « palmitude »

Alors, je vous convie à faire, en partie seulement, un court voyage dans le temps.

Dans les années vingt, Louis de Corlieu invente les palmes. Il en fera les premiers essais avec sa fille Anne de Corlieu Lavau au pied de leur maison au Brusc, au lieu-dit le Mont Salvat.

Celle-ci copiées sur le modèle d’origine appartenait à mon ami Jojo, Georges Séranon de Sanary. Très certainement réalisées vers 1938.aap 1

On retrouve maintenant des palmes Hurricanes une grande marque de matériel de plongée des années 40 / 50 qui disparu.aap 2

Maintenant ce sont ces palmes Champions produites en grande quantité. C’est avec ce type de palmes que j’ai découvert le monde sous-marin en 1952.aap 3

Je les avais acheté avenue Ledru-Rollin, à côté de la piscine du même nom à Paris. On y trouvait du matériel de camping et des surplus de l’armée.

Celles-ci appartenaient à mon ami Jacques Faure qui les avait conservés en souvenir à la Batterie de la Treille à Porquerolles

( Lire « Jacques de Porquerolles », Éditions des presses du Midi à Toulon)

Ces palmes vertes réalisées par Godel équipaient largement les plongeurs de loisirs du club Med entres autres,vers 1954.. Vu leur souplesse et leur couleur apparentée à une marque célèbre, on les appelaient des « Savonettes »aap 4

Celle-ci appartenait à un CRS moniteur sauveteur et nous ont été mises en dépôt au Musée Dumas, par sa fille Mme Béatrice Philipon .

Voilà maintenant des palmes Douglas, d’une facture évocative copiant les pattes de grenouilles. Nous les avions en dotation dans la Marine Nationale lors de mes années au GERS( lire Plongées au GERS 1954/1957 même éditeur)aap 5

La Spirotechnique toujours en mal d’inventions qui furent nombreuses avait mis au point ces palmes Caravelles à voilures interchangeables des années 60. Elles n’ont pas eu le succès attendu.aap 6

Paul Dubois lui, l’inventeur du masque Squale, ne s’en était pas tenu là, il créa toujours dans les années soixante les palmes ci-dessous dites Supermarine.aap 7

D’une finition parfaite, elles ont été commercialisées avec, hélas peu de succès, par la Spirotechnique.

Voilà enfin les palmes Cressi Rondine, des années 50.aap 8

Ce sont les premières qui adoptèrent l’angle de la voilure la mettant dans le prolongement de la jambe du plongeur

Ce qui leur donnait une grande efficacité.

J’ai quitté mes palmes champions pour les Rondines Cressi que j’ai gardées pendant toute mon existence de scaphandrier.

La Marine Nationale, le GERS en 1956, ne pouvait se contenter des palmes Douglas, pour ses plongeurs .Ces palmes Propuls Godel étaient destinées à des rudes gaillards comme les nageurs de combat et les plongeurs démineurs.aap 9

C’est mon ami Georges Beuchat vers 1960, qui a mis au point les Jets fins dont il m’offrit l’un des premiers exemplaires sortant d’usine. Ces palmes ont été adoptées par nombre de plongeurs. Les plus copiées me disait-il… donnant lieu à des procès de contrefaçon.aap 10

À  ce jour, les palmes sont produites avec une plus large voilure.

Celles-ci en particulier favorables à l’apnée et la sous-marineaap 11.

Actuellement le marché est tellement important que je dois m’arrêter ici.

 

 

 

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5 décembre 2012 3 05 /12 /décembre /2012 08:19

Ce matin le président du Musée Frédéric Dumas m’interroge sur l’origine d’un masque ancien. En fait, cette question  lui est posée par une dame du Canada sur cet appareil datant des années 50/60.

Un engin bizarre me direz-vous, car il s’agit d’un masque possédant un tuba incorporé. Un non-sens sans doute, un danger aussi ?abm 1

Je vais nuancer ma réponse en faisant comme d’habitude un peu d’histoire et, contrairement à certains refaisant le passé, vous inviter à vous retremper dans le contexte de l’époque.

Tout d’abord, cela ne date pas d’hier, le premier à mettre au point et à utiliser ce type de masque n’est pas n’importe, qui  s’agissant du Cdt Le Prieur, l’inventeur d’un scaphandre autonome. Lui invente le Nautilus en 1938.abm 2

Son masque facial, très confortable, possède un hublot circulaire d’une grande surface procurant un maximum de visibilité.

Préfigurant le tuba, il prend son air à l'extérieur par des tuyaux fixés sur ses parties latérales. Les dits tuyaux se rejoignent au-dessus de la tête du plongeur et sont obturés par une balle ronde, type Ping-pong, lors de l'immersion.abm 3

Il sera sans doute le premier, mais suivi par l’ami Paul Dubois qui adapte un tuba avec balle de Ping-pong sur son célèbre masque Squale. Devant la courbe gracieuse du Tuba, il va baptiser cet ensemble Le Cygne.abm 4

Ils seront suivis ou copiés par d’autres venants surtout d’outre-atlantique aux USA, d’une très belle facture aussi.abm 5abm 6

Le dessinateur Dubout s’y mettra, lui aussi.abm 7

Actuellement depuis qu’il en est exposé au musée Dumas, nous nous attirons invariablement des remarques sur sa dangerosité.

Effectivement, il n’est plus recommandé de s’immerger avec.

Mais en 1938 et par la suite dans ces années bénies des plongeurs sous-marins, il n’était pas nécessaire de descendre profond pour admirer la faune et même pour chasser. Le poisson totalement innocent venait vers vous et avec un simple lance-pierre tirant des tringles à rideaux, il était possible d’avoir une table bien garnie.

Et je suis sûr que c’est dans cette idée que ce type de masque a été créé.

Par contre, actuellement, il n’est pas rare de voir des esprits éclairés voulant prouver leurs connaissances qui s’étonnent et même s’offusquent lorsqu’ils tombent en arrêt devant ces pièces historiques.

J’ai même eu l’un de ces sentencieux personnages  qui lors d’une visite du musée prenait à témoin d’autres visiteurs expliquant que :

Vous allez donner de mauvaises idées aux jeunes plongeurs. Comprenez donc que s’ils immergent avec ce dangereux engin, ce dernier va se plaquer avec la pression et leur arracher les yeux !

Je restais de marbre devant ces visions apocalyptiques futures. J’aurais pu, certes, lui signaler que dans un musée d’avions, celui de Blériot s’il était exposé ne signifiait pas que l’on allait s’en servir. Il continua à pérorer tentant de gagner à ses idées les visiteurs qui eux préférèrent prendre leurs distances devant la furieuse diatribe de cet hurluberlu. 

Pour  vous amuser rétrospectivement sur le sérieux de cette invention, voir ci-dessous le brevet du Cygne Squale. C’était pensé quand même, car vous notez qu’en plus de la balle de Ping Pong une soupape était prévue pour éviter l’entrée d’eau à l’expiration.abm 8

 

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 09:43

 Un don vient de nous être fait par un personnage historique, Jean Claude Eugène.

Et ce n’est pas n’importe qui, il est largement connu dans le milieu des anciens plongeurs, de ceux qui créaient et fabriquaient leur propre matériel, avec succès dans son cas. Je le rencontrais chaque année lors des salons.

Mais je vais laisser planer le mystère ayant beaucoup de choses à raconter sur son compte, ce qui fera l’objet d’une page qui lui sera spécialement dédiée.aabn 2

Pour l’instant, sachez seulement que lors du salon de Marseille, monsieur Jean Claude Eugène a offert à notre président une bouée Nemrod sur laquelle est fixé un décompressimètre SOS.

Si la bouée en question est connue comme une copie de la bouée Fenzy, le décompressimètre lui, nous interpelle, car il s’agit bien là d’une pièce mythique.aabn 1

Le Décompressimètre SOS

Il est le fruit de l’inventeur italien, mon ami Vittorio de Santis, qui en prit le brevet au sein de sa société SOS. Il a été par la suite produit par différentes marques, mais toujours sous sa licence d’origine

Cet appareil, ancêtre des ordinateurs actuels, est apparu vers 1960, il fonctionnait sur le principe d’une céramique poreuse qui laissait passer le gaz selon les normes des tissus retenues dans les tables de décompression du GERS.

Le gaz, contenu dans une vessie étanche, passait, sous l’effet de la pression ladite céramique poreuse, puis dans un tube de bourdon, qui se déformant faisait se positionner une aiguille sur un cadran. Là, des espaces en rouge indiquaient la profondeur des paliers à effectuer.

La proportion de gaz passée dans le tube de Bourdon, comprimant celui-ci, étant proportionnelle à la pression exercée sur la vessie, selon la profondeur atteinte et le temps de la plongée. Ce qui permettait une lecture directe de la saturation sur un cadran gradué, pour la désaturation lors de la remontée, le gaz prenant le sens inverse faisait revenir l’aiguille vers la zone blanche vous permettant le retour en surface.aabn 3

J’ai beaucoup utilisé ce matériel. Tout d’abord, j’en achetais un lot chez mon ami Georges Beuchat à Marseille pour les plongeurs de mon entreprise.

Il est évident que soumis aux aléas brutaux de la profession, nous avions beaucoup d’engins en panne. Je les renvoyais chez Beuchat, qui m’en remettait des neufs à la place, sans paiement supplémentaire.

Par la suite plongeant souvent en Corse, je fis connaissance avec des corailleurs

Eux carrément en portaient deux.

Il faut croire que cet appareil, unique en son genre, d’une praticité étonnante, nous donnait satisfaction.

Il fut souvent décrié…par ceux qui refusaient de l’utiliser.

Il fallut les ordinateurs de plongée pour le voir disparaître

Il en existe déjà deux au Musée, en dépôt par mon ami Marcel Giraud, sanaryen, scaphandrier de haut niveau, possédant un très beau parcours professionnel.

Il me les a remis en me disant :

Ils étaient au fond d’un vieux sac de plongée. Ils datent sans doute de l’époque où nous travaillons ensemble.

Un beau souvenir de ce matériel et de notre amitié

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 11:34

...au Musée Frédéric Dumas.

Notre ami des premières années de la Sogétram, Robert Diot nous a quittés le 20 octobre à l’âge de 89 ans. Nous sommes actuellement peu nombreux à l’avoir connu, cela remontant aux années cinquante. Je me rappelle  avoir rencontré pour la première fois Robert lors de nos entraînements à la piscine de la rue de Pontoise à Paris.

Ci-dessous Marcel Michaud son ami, et Robert à droite.ad 1

Par la suite nous devions nous revoir souvent sur la péniche de la Sogétram, où nous avions prévu dans nos objectifs prochains, la Photographie sous-marine. L’ennui, c’est qu’à cette époque pionnière, il n’existait pas de matériel sur le marché. Il fallait tout concevoir ou bricoler nous-même.

Dans ce domaine Robert Diot était un génie sérieux. Il venait souvent nous voir, dans notre siège social flottant sur la Seine, au pont de Bercy, pour nous expliquer, comment il désirait mettre ses idées en pratique.

Pour le caisson, il avait choisi une Cocotte-minute, bien serré cela se révélait étanche. Restait à y mettre dedans un appareil peu volumineux.

Mais le joint thorique n’existant pas, il nous fallait pour chaque commande du boîtier recouvrir celle-ci d’une capuche en caoutchouc, genre capote anglaise. Ce qui était peu pratique d’utilisation surtout pour la commande d’avancement de la pellicule. C’était plus simple pour le déclencheur qui ne nécessitait qu’un mouvement vertical du poussoir.

Ci-dessous Robert et l’une de ses inventions.ad 2

Pragmatique, il avait retenu  un appareil Robot  24  X 24 des années 40. Engin allemand équipant les avions de chasse de la Luftwaffe. Il l’avait choisi car possédant un ressort que l’on remontait permettant ainsi l’avancement automatique de la pellicule. Il ne nécessitait donc qu’une seule commande réduisant ainsi considérablement les risques de noyade de l’appareil. Le but recherché avant tout !

C’est avec ce matériel qu’il effectua des prises de vue en couleurs très belles devenues les premières cartes postales sous-marines.ad 3

Pionnier sanaryen à ce titre car les dites cartes postales, commandées par Paul Dubois ( les masques Squale)ad 4 ont été réalisées par l’imprimerie SIRA qui existe toujours sur la route de Bandol.

Nous avons continué à nous croiser, Robert venant souvent sur la côte où il cultivait une autre passion, l’archéologie sous-marine. Voir à ce sujet le n° 31 de l’Aventure Sous-marine qui lui consacre de nombreuses pages.

Je l’ai revu pour la dernière fois, en 1996 alors que je venais de lancer aux côtés de Barthélemy Rodger le Musée Frédéric Dumas.

Devant me rendre à Paris je lui avais téléphoné pour le rencontrer. Lors de ces retrouvailles, il m’a offert son matériel photographique, c’est-à-dire deux Focascaf et son appareil Foca auquel il tenait beaucoup.

J'ai donc remis en dépôt un Focascaf et le Foca au Musée Dumas.as 5

Et le second à mon ami Lucien Cabrolié pour son musée du scaphandre à Espalion

Ainsi, Robert doit être content de voir que son matériel qui lui avait accompagné sa passion est toujours présent,  offert à la curiosité des générations futures du monde de la plongée sous-marine.

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9 novembre 2012 5 09 /11 /novembre /2012 11:01

Vous allez découvrir ci-dessous un lot historique offert au Musée selon ce que me communique le Président :

Lors de  la commémoration des 10 ans de la disparition du CDT Tailliez, j’ai rencontré  Maurice Menut domicilié à Toulon,( de G à D Brocco, Menut, Alsters, Zef)

adm 0 cet ancien plongeur démineur, affecté aussi au GERS a participé à beaucoup d’essais de nouveaux matériels de plongée, il est aussi plongeur profond.

Ce dernier a décidé de faire une donation au musée, 35 pièces plus des documents, je joins deux photos de pièces significatives.

Reportage photo Bernard Laire.

Un détendeur Piel.adm 1

Un détendeur Siebe Gorman Aqualung MKII.adm 2

 

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Musée Frédéric Dumas

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